Technologie · 28 février 2023
La géologie unique de l’Ontario qui rend le CAES possible
Un survol de la géologie et de la technologie derrière le CAES de Bedrock.
TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO :
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Narrateur :
Les besoins énergétiques croissants et les prix élevés de l’énergie se heurtent de plein fouet, tandis que la planète compose avec les effets des changements climatiques. Pendant ce temps, la transition vers un avenir énergétique propre est lente et inégale. Et si nous pouvions changer cela? La géologie et la géographie uniques de l’Ontario offrent une solution solide pour déployer le CAES à grande échelle : le stockage d’énergie par air comprimé rend viables des sources variables comme l’éolien et le solaire en réduisant les pertes d’énergie associées à un approvisionnement intermittent.
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Zain Javed :
Au fil des ans, il y a eu diverses occasions où l’Ontario a produit un excédent d’énergie que nous avons dû gaspiller ou vendre de l’autre côté de la frontière.
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Narrateur :
Nous savons que le stockage d’énergie par air comprimé fonctionne, mais pourquoi fonctionne-t-il? Qu’est-ce qui rend l’Ontario unique? Et comment savons-nous que cette technologie est sûre, fiable et capable de relever les défis de l’avenir énergétique de l’Ontario?
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Zain Javed :
Bayfield et Stanley ont ensemble la capacité de stocker assez d’énergie pour alimenter 624 000 foyers, soit plus que le nombre total de foyers de London et Hamilton réunis.

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Jim Mcintosh :
Ces deux récifs se trouvaient si loin du réseau de gazoducs qu’ils n’ont jamais été aménagés pour le stockage de gaz. Les limites de pression du gisement, la vitesse à laquelle on peut y injecter ou en soutirer de l’air ou du gaz naturel, tout cela est bien compris. Ce n’est donc pas comme si nous mettions au point une nouvelle technologie. Nous utilisons simplement un actif naturel existant à une autre fin.

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Narrateur :
Remontons le temps, loin sous la surface de la Terre. Notre histoire commence il y a 400 millions d’années, alors que la planète ne formait qu’un immense supercontinent : la Pangée. La majeure partie du globe était un vaste océan. Cent millions d’années plus tard, les dinosaures peupleraient d’immenses jungles et prairies. Au fil des éons, les basses terres furent inondées par les rivières, créant d’immenses forêts marécageuses. Le limon s’accumula peu à peu en levées naturelles qui formèrent des lacs. Lorsque les zones boisées devenaient assez sèches pour s’enflammer sous l’effet de la foudre, les incendies laissaient derrière eux du charbon de bois : les composants carbonés fossilisés de la houille. Des extinctions massives produisirent davantage de matière organique, accentuant ce processus.
À mesure que les océans submergeaient ces zones, ils formaient davantage de milieux humides où de faibles hauteurs d’eau reposaient sur la couche arable. La mort et l’accumulation des organismes marins ont donné naissance à des récifs pinacles au sein de bancs carbonatés sur les pentes adjacentes. C’est ainsi que se sont formés les réservoirs. Durant la dernière période glaciaire, quatre kilomètres de glace massive reposaient sur un kilomètre de sol, de roche et de couvertures d’anhydrite. Sous le poids combiné de toutes ces couches, la formation de Guelph s’est dotée d’une couche d’étanchéité durable et imperméable. Les réservoirs, eux, sont demeurés parfaitement intacts.
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Ed Welychyka :
Ce que nous faisons, c’est que nous testons la roche couverture. Nous en prélevons des carottes et nous nous prouvons à nous-mêmes, et nous prouvons à la Commission de l’énergie, que cette roche présente un gradient de fracturation. Autrement dit, rien ne peut rompre cette roche en deçà d’une certaine pression. Et cette pression ne cède pas tant qu’elle n’est pas plusieurs fois supérieure à la pression d’origine.

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Les réservoirs de roche poreuse de Bayfield et de Stanley font près du double de la taille des chutes du Niagara et se trouvent à 1 500 pieds sous terre. Chacun s’est formé il y a des éons et se compose de toutes sortes de matières organiques, dont du corail et d’autres organismes marins. Leur décomposition a créé des poches de gaz naturel sous pression dans la roche poreuse, qui y sont demeurées emprisonnées pendant plus de 400 millions d’années. Même après leur découverte, la stabilité structurale de ces coffres naturels sous pression n’a jamais été perturbée.
Dans les années 1950, du gaz naturel était extrait en toute sécurité de ces réservoirs souterrains. Nos mesures nous apprennent que ces chambres uniques peuvent aisément stocker jusqu’à 1 200 lb/po², sans le moindre risque pour l’intégrité structurale de la surface ou du réservoir. Aujourd’hui, ces structures géologiques de 330 pieds sont vides, et nous sommes prêts à y stocker de l’air sous pression pour fournir au réseau ontarien une énergie sûre, fiable et propre.
Voyons maintenant d’où nous venons et où nous allons. La beauté du projet de Bedrock, c’est qu’il réinvente de vieilles idées en travaillant de concert avec la nature pour contribuer à une transition responsable vers un bouquet énergétique renouvelable. Protéger notre environnement tout en répondant à une demande énergétique croissante n’est pas seulement une bonne idée : cela s’inscrit dans une progression réalisable pour l’avenir énergétique de l’Ontario. La solution était sous nos pieds depuis toujours. Elle est dans le soleil qui brille, l’eau que nous buvons et l’air que nous respirons. L’avenir est plus vert, plus propre et plus proche que vous ne le croyez. Avec Bedrock, le stockage d’énergie par air comprimé.
