Bedrock Energy Corp.
Portes ouvertes du 25 juillet – FAQ

Portes ouvertes du 25 juillet
- FAQ -
Merci à la municipalité de Bluewater pour votre participation active à ce projet! Vous trouverez ci-dessous les réponses aux questions les plus fréquentes posées à la suite de cette rencontre.
COMMENT CELA FONCTIONNE-T-IL?

Est-ce une technologie éprouvée? Où ailleurs dans le monde le CAES a-t-il été mis en œuvre?
En effet, le CAES est une technologie validée, avec deux centrales en exploitation qui fonctionnent avec succès depuis de nombreuses années. De plus amples détails sur l’installation CAES de l’Alabama sont disponibles.
McIntosh Power Plant – Compressed Air Energy Storage System, États-Unis (power-technology.com)
La technologie du stockage d’énergie par air comprimé : produire de l’électricité
Est-ce comme la fracturation? L’air comprimé fracturera-t-il la roche souterraine?
Non, les activités de l’installation de Bedrock n’ont rien à voir avec la fracturation hydraulique; au contraire, Bedrock aborde l’aménagement des réservoirs rocheux avec un grand souci de préservation. Cela garantira qu’aucune activité ne viendra altérer les caractéristiques naturelles de la roche, de manière à ne pas perturber les particularités géologiques de ce contenant souterrain. Le CAES et la fracturation sont des procédés bien distincts, aux finalités, aux objectifs et aux effets sur l’activité sismique différents. Aucune fracturation ne sera employée, ni pendant l’aménagement ni pendant l’exploitation du projet de Bedrock. La fracturation sert à briser la roche pour l’extraction de pétrole et de gaz; Bedrock préservera l’intégrité de la roche tout en développant la capacité de sa porosité interne.
Quelle sera la température de l’air comprimé?
L’air comprimé, dont la température devrait dépasser 300 degrés Celsius, sera refroidi au moyen d’une boucle de stockage d’énergie thermique. Dans cette boucle, la chaleur issue de la compression sera transférée à un fluide caloporteur, ramenant ainsi la température à environ 50 degrés Celsius. Cet air refroidi sera ensuite injecté dans le réservoir dans le cadre du procédé d’exploitation.
Quelle pression le système CAES contiendra-t-il? Pourrait-il exploser?
Les pressions d’exploitation du système CAES sont conçues pour atteindre jusqu’à 1 200 lb/po². Cette valeur intègre les facteurs de sécurité essentiels à la conception des équipements, de sorte que la pression admissible réelle est encore plus élevée. Pour qu’une explosion se produise, il faut à la fois un combustible et une source d’allumage. Nos nombreuses analyses de modélisation indiquent que nous demeurons nettement sous la limite inférieure d’explosivité (LIE) du méthane requise pour l’allumage. La probabilité d’une explosion est donc extrêmement faible. Conformément aux exigences du ministère des Richesses naturelles et des Forêts, les concentrations seront maintenues sous les limites maximales autorisées, avec une surveillance régulière.
Cela n’a jamais été fait dans la roche; comment savez-vous que cela fonctionnera?
Des recherches poussées, des analyses techniques et des études de faisabilité ont été menées pour établir la viabilité de ce projet. Notre équipe a évalué en profondeur les conditions géologiques, les principes d’ingénierie et les avancées technologiques afin d’élaborer un plan solide. Ces travaux s’appuient sur une proposition antérieure pour le même site, qui prévoyait du stockage de gaz naturel plutôt que d’air comprimé; ce projet avait obtenu de la CEO l’autorisation de construire, ce qui signifie que les réservoirs et l’usage proposé avaient été rigoureusement examinés. De plus, les leçons tirées de projets semblables, même s’ils ne sont pas identiques, ont contribué à affiner notre approche. Ces préparatifs exhaustifs nous donnent l’assurance que le projet est bien documenté et bien préparé pour sa réalisation.
Pourquoi ici? Pourquoi ne pouvez-vous pas construire ailleurs?
L’un des aspects remarquables du choix de cet emplacement tient à la géologie unique de ces réservoirs situés dans la municipalité de Bluewater, en Ontario. La présence naturelle de formations de roche poreuse dans cette région, juste à côté d’une ligne de transport de 500 kV existante d’Hydro One, nous offre une occasion sans pareille de reconvertir deux anciens réservoirs de gaz naturel à des fins de stockage par air comprimé.
Concrètement : le projet nous permet de mettre à profit l’infrastructure souterraine existante et de créer une installation de stockage capable d’alimenter environ 624 000 foyers pendant 8 heures — soit l’ensemble des foyers de London, de Waterloo et de Hamilton. En situation d’urgence, ce projet peut fonctionner plus de 3 jours à 75 MW.
Que se passe-t-il si vous constatez que la technologie ne fonctionne pas?
Comme l’achèvement de notre projet est prévu pour 2027-2028, il importe d’anticiper l’évolution possible des technologies. Le rythme rapide des avancées technologiques exige un plan de contingence solide et, bien que Bedrock ne prévoie aucune évolution majeure susceptible de rendre le projet obsolète, nous avons néanmoins tenu compte des éléments suivants.
Conception évolutive : notre projet est conçu en composants modulaires qui s’assemblent pour former l’exploitation CAES. Cela nous permettra de procéder facilement à des mises à niveau ou à des remplacements si une nouvelle technologie devient accessible. Cette approche tournée vers l’avenir garantit que le projet peut suivre les avancées sans refonte majeure.
Partenariats stratégiques : Bedrock s’emploie à nouer des partenariats stratégiques avec des fournisseurs de technologies et des spécialistes du secteur à l’avant-garde du développement du CAES. Ces collaborations nous donnent accès aux avancées de pointe, à une connaissance précoce des technologies émergentes et à d’éventuelles options de mise à niveau.
Harmonisation réglementaire : Bedrock suit de près l’évolution des règlements et des politiques favorisant l’adoption de technologies avancées dans le secteur de l’énergie. Cela nous permet de cerner l’orientation des exigences futures et de veiller à ce que notre projet y soit conforme.
Quelle expertise Bedrock possède-t-elle pour avoir les connaissances et l’expérience nécessaires à ce projet?
Bedrock figurait parmi la poignée d’entreprises retenues à l’issue de la demande de qualification de la SIERE pour le stockage d’énergie de longue durée à grande échelle. Pour se qualifier, Bedrock devait démontrer que son équipe possédait l’expérience nécessaire et récente en ingénierie et conception, en construction, en exploitation et en financement. Notre équipe de direction compte d’anciens dirigeants d’Enbridge et de Chevron ainsi que l’ancien chef de la direction d’Hydro One, forts de décennies d’expérience au service de ce projet. Bedrock est fière de l’expertise interne dont elle dispose, de la haute direction jusqu’à l’ensemble de son personnel. Au fil de six années d’activité, nous avons choisi, recruté et constitué avec grand soin un conseil d’administration doté d’une expérience à la fois vaste et approfondie. Résultat : Bedrock réunit des spécialistes du secteur cumulant de nombreuses années d’expérience dans l’industrie de l’énergie. Nous invitons la communauté à consulter les notices biographiques du conseil d’administration et du personnel sur le site Web de Bedrock, et à nous écrire pour toute autre question.
Qui finance ce projet?
Les coûts de construction de ce projet seront assumés par des investissements privés et recouvrés grâce aux revenus du projet sur 40 ans, et non par des subventions gouvernementales.
Qui sont les investisseurs derrière Bedrock? Des investisseurs de Chine ou des États-Unis profiteront-ils de ce projet?
Bedrock est une petite société fermée établie en Ontario. Nous ne sommes donc pas libres de divulguer l’identité de nos investisseurs. Les détails sur notre conseil d’administration sont toutefois disponibles.
Avez-vous toutes les autorisations des propriétaires fonciers?
L’appui soutenu des propriétaires fonciers jusqu’à présent est très apprécié. Pour les terrains des réservoirs et de surface, l’ensemble des propriétaires (11 propriétaires) adhèrent au projet, et des conventions d’option signées sont en place pour les terrains et les réservoirs. Les propriétaires situés sur le tracé proposé du pipeline d’air en sont actuellement à l’étape de négociation en comité, à mesure que nous réglons ces détails.
Que se passe-t-il si vous n’obtenez pas l’approbation? Vendrez-vous le terrain?
Bedrock aura un acheteur garanti pour l’énergie du projet bien avant le début de toute construction. Si Bedrock n’obtient pas ses approbations, les options sur les terrains viendraient à échéance et le projet ne se réaliserait pas dans sa configuration actuelle, les terres demeurant la propriété de leurs propriétaires.
Qui sera le client de l’électricité produite?
Comment recruterez-vous 800 personnes pour construire cette installation alors qu’on ne trouve personne à embaucher à Bluewater et dans la région?
La réalisation du projet exige un bassin de compétences précis, comprenant des techniciens en génératrices, en transformateurs, en postes électriques et en CVCA, de même que des foreurs, des cimenteurs et divers autres corps de métier. L’entrepreneur en construction déploiera ces compétences spécialisées de façon stratégique au fil des différentes phases de développement. Leur recrutement pourrait donc se faire localement, selon la disponibilité de la main-d’œuvre, ou encore l’entrepreneur pourrait choisir de mobiliser ses équipes chevronnées provenant d’autres chantiers.
Où logeront ces 800 personnes pendant la construction de l’installation?
Selon la provenance de la main-d’œuvre — locale ou de l’extérieur de Bluewater —, l’entrepreneur dispose de plusieurs options d’hébergement. Comme on l’observe habituellement dans les grands chantiers, à l’image de l’installation CAES proposée par Bedrock, l’entrepreneur aménage souvent des logements temporaires sur place afin de limiter les répercussions sur le parc résidentiel local. Bedrock est bien consciente des préoccupations exprimées par de nombreux résidents lors de la journée portes ouvertes et peut les transmettre à l’entrepreneur. Ces commentaires pourraient s’avérer utiles au moment où celui-ci cherchera à loger convenablement ses équipes.
Quel sera le niveau sonore de l’installation? Sera-t-il comparable à celui des éoliennes voisines?
Bedrock respectera en tout temps les exigences réglementaires ontariennes en matière de bruit. Nous prévoyons que le bruit en limite de propriété se situera dans la fourchette réglementaire de 30 à 40 dB la nuit — soit essentiellement le niveau d’une conversation feutrée ou du bruissement des feuilles dans la brise — et vraisemblablement à un niveau semblable le jour, lorsque la compression est à l’arrêt. Ces valeurs seront confirmées et vérifiées à mesure que progresseront la conception et le choix des équipements.
Pourrons-nous continuer d’utiliser le chemin d’accès?
Nous ne savons pas avec certitude de quelle voie d’accès il est question; cela dit, pour accéder en toute sécurité au poste d’HONI et au site de Bedrock, une voie d’accès depuis la Goshen Line, à un endroit sécuritaire et dégagé, est nécessaire. Afin de limiter les perturbations aux terres agricoles, Bedrock a proposé à la municipalité de reprendre l’usage de l’emprise routière non ouverte de Blue Bluff Road, à l’est de la Goshen Line. Il ne s’agit pas d’un plan définitif, mais d’une avenue que nous espérons pouvoir convenir avec la municipalité. Si cette route ne peut être utilisée, Bedrock aménagera une autre voie d’accès pour HONI au nord du site, et une seconde plus au sud pour le site d’équipements de surface de Bedrock.
Comment les ambulances et les services d’urgence accéderont-ils au site?
Conformément aux lignes directrices et aux règlements applicables à l’approbation du plan d’implantation, le site du projet doit comporter des points d’accès réservés aux véhicules d’urgence. Ces voies d’accès seront aménagées pour faciliter l’entrée des services d’urgence tant pendant la phase de construction que durant l’exploitation de l’installation.
Bedrock assumera-t-elle le coût des dommages aux routes causés pendant la construction?
Oui, Bedrock assumera le coût des dommages éventuels aux routes survenus pendant la construction. Nous nous engageons à collaborer étroitement avec la municipalité de Bluewater tout au long de la phase de construction. Dans le cadre de cette collaboration, Bedrock réparera et repavera au besoin la chaussée et les accotements une fois les travaux terminés, afin que tout dommage routier causé pendant la construction soit corrigé de façon complète et adéquate — sans frais pour la municipalité, les usagers de la route ou les contribuables.
Cela aura-t-il un effet sur l’aquifère de la communauté? Sur la nappe phréatique?
Non. Les ingénieurs de Bedrock estiment que le projet ne présente aucun risque pour les sources d’eau potable. Chaque puits d’air foré sera conçu et construit de manière à isoler l’aquifère d’eau potable, afin qu’aucun contact ni aucune interaction ne soit possible entre les puits d’air et l’aquifère, grâce à plusieurs colonnes de tubage d’acier séparées par des ciments spécialisés. Quoi qu’il en soit, Bedrock mandatera Stantec pour réaliser un programme complet d’échantillonnage et de surveillance de l’eau avant la construction, qui se poursuivra pendant les travaux et au-delà du début de l’exploitation. Il est très important pour Bedrock d’assurer en tout temps la disponibilité d’une eau propre et, pour plus de certitude, Bedrock détient une assurance à l’appui de cet engagement.
Y aura-t-il une fuite dans la canalisation? Et s’il y a une fuite, que se passera-t-il?
Aucune fuite n’est anticipée du pipeline d’air. Le pipeline est construit selon les normes d’ingénierie rigoureuses de la CSA, avec une protection contre la corrosion en continu afin de réduire au minimum toute possibilité de fuite, et il est examiné et inspecté par la TSSA. Cela dit, dans l’éventualité peu probable d’une fuite, plusieurs mesures de sécurité sont prévues. Des capteurs surveillent le pipeline en permanence et détectent rapidement toute anomalie. Si une fuite est détectée, le système peut être arrêté sans délai pour isoler la zone touchée. S’ajoutent des vannes d’isolement et des protocoles d’intervention d’urgence visant à prévenir tout effet indésirable sur l’environnement et la communauté avoisinants.
Qu’est-ce que j’y gagne? Quels avantages la communauté retirera-t-elle de Bedrock?
Le projet CAES apporte de nombreux avantages à la communauté de Bluewater et à l’ensemble de la région. Pendant la phase de construction et de mise en service, plus de 800 emplois seront créés, offrant des débouchés et stimulant l’économie locale. Une fois en exploitation, le projet soutiendra environ 40 emplois à temps plein, assurant à la communauté un emploi durable et de la stabilité.
De plus, le projet CAES contribue aux revenus de Bluewater, augmentant les ressources financières de la municipalité pour ses initiatives de développement et d’amélioration communautaires. Grâce à un plan d’avantages communautaires dédié, le projet offre un soutien continu à la municipalité de Bluewater et à ses résidents, favorisant une collaboration et un partenariat durables.
En répondant aux besoins énergétiques croissants de l’Ontario, le projet CAES joue un rôle essentiel dans la sécurité d’un approvisionnement fiable et durable. À mesure que la population et la demande augmentent, le projet contribue à la stabilité et à la résilience du réseau électrique provincial.
Outre ses retombées économiques et énergétiques, le projet CAES est une démarche respectueuse de l’environnement. Sans émissions et avec une empreinte minimale, il s’inscrit dans les objectifs d’énergie verte et favorise un environnement plus propre et plus sain pour la communauté et les générations futures.
Allez-vous rejeter quoi que ce soit dans la rivière Bayfield?
Non, il n’y aura aucun rejet dans la rivière Bayfield, dont le bassin versant demeurera entièrement protégé.
Le système CAES fera-t-il augmenter la température de l’air dans la communauté?
L’installation CAES envisagée est conçue comme un système fermé : toute la chaleur produite pendant la phase de compression sera emmagasinée avant l’injection de l’air dans le réservoir. Cette chaleur stockée servira ensuite à réchauffer l’air au moment de son soutirage, juste avant son passage dans les turbines pour la production d’électricité. L’exploitation de l’installation ne contribuera donc pas à faire monter la température de l’air ambiant dans la communauté.

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